Toundra arctique
La toundra est la limite nordique de la taïga. Ce biome est marqué par de très longs hivers de noirceur et par des étés très courts, d’une durée de moins de trois mois. La moyenne de température de la période la plus chaude ne dépasse pas 10 °Celsius. D’ailleurs, il n’est pas rare de recevoir de la neige en plein mois de juillet. À cause de ces conditions, le sol ne dégèle pas complètement sur ce territoire. La couche supérieure du sol dégèle sur environ un mètre, alors que la couche profonde reste gelée, c’est le pergélisol (sur plusieurs mètres). Les précipitations sont variables, de 200 à 600 mm. C’est un climat plutôt sec et froid.(1,2,3)
Les conditions climatiques font que la végétation croît très lentement et demeure très basse, en partie pour échapper au dessèchement causé par le vent et le froid. Au sud du biome on peut retrouver des arbustes, mais plus au nord on ne rencontre qu’herbacées, lichens et mousses.(1,2,3) La croissance est lente mais par contre, la longévité peut être très longue, certains lichens pouvant avoir plus de 100 ans.(1)
La croissance des végétaux est concentrée dans la courte période d’été alors que l’ensoleillement est presque continuel. Cette intense production végétale attire nombre d’oiseaux qui viennent s’y reproduire, soit la bernache du Canada, l’oie des neiges, l’eider et bien d’autres. Parmi les oiseaux résidents on note l’harfang des neiges et les tétras. La toundra est l’un des rares biomes terrestres à voir évoluer de grandes hardes, le caribou étant renommé à cause de ses troupeaux immenses et de leur comportement migratoire. Les bœufs musqués, ours blancs et des plus petits mammifères comme les loups, les renards arctiques et les lemmings habitent également la toundra. Chez les insectes, les moustiques et les mouches noires font facilement remarquer leur présence!(1,2,3)
Plusieurs croient que la toundra est demeurée vierge de l’influence de l’homme. Cependant, on constate une augmentation de l’exploitation pétrolière avec ses impacts sur l’environnement. De plus, on observe un phénomène sournois, l’arrivée de particules chimiques polluantes transportées par les vents. En effet, les polluants atmosphériques des grandes villes Nord américaines et Européennes sont invariablement dirigés vers le nord.(3) Ceci démontre bien que notre façon de vivre n’influence pas seulement notre environnement immédiat mais bien la planète entière.
RÉFÉRENCES
1. Borcard, Daniel. Département de sciences biologiques. Université de Montréal. http://biol10.biol.umontreal.ca/BIO1803/Biomes.html Consulté le 16 avril 2003.
D’après référence : Dajoz, R. 1996. Précis d'écologie. 6e édition. Dunod. Paris
2. Campbell, Neil A. 1995. Chapitre 46 : L’écologie : Distribution et adaptation des organismes. Dans Biologie. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. Québec. Canada.
3. Molles, Manuel C. Jr. 1999. Chapitre 2: Life on land. Dans Ecology : Concepts and Applications. McGraw-Hill. Toronto. Canada.
L’Arctique
L’appellation Arctique réfère à une région géographique. On parle également de calottes glaciaires. Or, contrairement aux biomes, ces régions sont désertes. La vie ne peut y survivre. À part quelques explorateurs ou autres animaux de passage, la biodiversité de ces milieux demeurent nulle.
Références
1. Borcard, Daniel. Département de sciences biologiques. Université de Montréal. http://biol10.biol.umontreal.ca/BIO1803/Biomes.html Consulté le 16 avril 2003 D’après référence : Dajoz, R. 1996. Précis d'écologie. 6e édition. Dunod. Paris.
2. Campbell, Neil A. 1995. Chapitre 46 : L’écologie : Distribution et adaptation des organismes. Dans Biologie. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. Québec. Canada.
3. Molles, Manuel C. Jr. 1999. Chapitre 2: Life on land. Dans Ecology : Concepts and Applications. McGraw-Hill. Toronto. Canada.