Forêt boréale
La Forêt Boréale (Taïga)
La forêt boréale est caractérisée par des hivers longs et froids (au moins 6 mois sous les 0 °Celsius) et par des étés courts qui peuvent être assez chauds à certains endroits. La moyenne de température estivale est de 10 °Celsius. Malgré les étés courts, la croissance des végétaux peut être importante à cause de l’ensoleillement qui peut aller jusqu’à 18 heures sous certaines latitudes. Les précipitations y sont modérées, de 200 à 600 mm, et surtout sous forme de neige.
L’aspect physique de la forêt boréale ressemble à une mosaïque de forêts, de lacs et rivières, et de milieux humides comme les tourbières. Les espèces d’arbres sont moins nombreuses et les forêts sont dominées par des essences comme l’épinette, le sapin, le mélèze et le pin. Les rares feuillus qu’on y retrouve sont localisés dans les milieux humides (lacs, rivières, tourbières) ou dans les milieux perturbés par le feu ou par l’humain (aulne, bouleau, peuplier, saule). Le feu survient à l’occasion de périodes plus sèches et est un élément clé pour le renouvellement de la forêt. Les herbacées sont très rares dans cette forêt dense. Quant aux arbustes, ils sont surtout de la famille des Éricacées, comme les airelles ou le lédon du Groënland.(1,2,3)
Le sol de ce biome est acide (à cause des conifères), mince et pauvre en éléments nutritifs. Cependant, les arbres sont bien adaptés à ces conditions grâce à des milliers d’années d’évolution. Premièrement, ils possèdent un vaste réseau racinien, qui s’étend superficiellement dans la mince couche de sol pour ainsi absorber les éléments essentiels à leur survie. Deuxièmement, les arbres ont une relation mutualiste entre leurs racines et des mycètes (genre de champignons) pour former ce qui est appelé des mycorhizes. Les deux parties tirent profit de cette association, les mycètes absorbent des éléments produits par les arbres et en retour, elles augmentent la surface d’absorption des racines ce qui permet aux arbres d’optimiser leur capacité d’absorption en eau et minéraux.(2,3)
Ce biome peut sembler moins complexe si l’on ne considère que la variété de plantes qu’on y trouve mais en y regardant de près, on découvre un monde fascinant qui révèle de nombreuses surprises. La faune, quant à elle, est très diversifiée et comprend de nombreux invertébrés, oiseaux et mammifères. Les plus « célèbres » représentant des invertébrés étant sans aucun doute les insectes piqueurs.(1) Quelques espèces d’oiseaux, comme les tétras, vivent dans la taïga en permanence, mais la plupart des espèces y font seulement escale durant la migration ou viennent s’y reproduire. Lièvre, ours noir, grizzli, orignal, wapiti, loup et carcajou sont quelques exemples de mammifères habitant cet endroit.(2,3)
Jusqu’à assez récemment, ce biome avait moins souffert que les autres de l’influence des humains. La taïga subit maintenant une plus forte exploitation de ses ressources végétales et fauniques. Les arbres sont abattus pour le bois d’œuvre et les pâtes et papiers. Les ouvertures ainsi créées par les chemins forestiers permettent à l’homme de pénétrer plus avant dans la forêt pour trapper et chasser, ce qui augmente la pression sur les populations animales.(2,3) Heureusement, la gestion des ressources fait également partie des mœurs humaines et plusieurs se penchent quotidiennement sur ces problèmes afin d’assurer la pérennité du biome.
RÉFÉRENCES
1. Borcard, Daniel. Département de sciences biologiques. Université de Montréal. http://biol10.biol.umontreal.ca/BIO1803/Biomes.html
Consulté le 16 avril 2003.
D’après référence :Dajoz,R. 1996. Précis d'écologie. 6e édition. Dunod. Paris.
2. Campbell, Neil A. 1995. Chapitre 46 : L’écologie : Distribution et adaptation des organismes. Dans Biologie. Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. Québec. Canada.
3. Molles, Manuel C. Jr. 1999. Chapitre 2: Life on land. Dans Ecology : Concepts and Applications. McGraw-Hill. Toronto. Canada.