La foire aux questions
Questions d’ordre général
- Combien d’animaux vivent au Zoo « sauvage » de St-Félicien ?
Il y a environ 1500 animaux, répartis dans 73 espèces, qui vivent et cohabitent au Zoo « sauvage » de St-Félicien.
- Est-ce que les animaux se reproduisent ?
Le Zoo « sauvage » de St-Félicien est un milieu propice pour la reproduction de presque toutes les espèces car les animaux vivent presque en liberté, soit dans les Sentiers de la nature ou dans nos habitats qui ont une grande superficie.
Cependant, plusieurs espèces ou individus ont été stérilisés afin de mieux gérer nos populations car les habitats ont une capacité maximum quant aux individus pouvant y vivre. C’est le cas des grizzlis par exemple (le mâle a subi une vasectomie).
Pour d’autres espèces, la reproduction est surveillée de très près et favorisée, comme pour le carcajou, qui est une espèce en danger d’extinction. En effet, le CCBB fait partie d’un projet visant la reproduction en captivité des carcajous afin d'augmenter nos connaissances sur cette espèce difficile à reproduire.
Les responsables de la collection animale du Zoo « sauvage » de St-Félicien gèrent la reproduction des animaux de façon responsable selon le code d’éthique du CCBB et les normes de l’AZAC (l’Association des zoos et aquariums du Canada).
- Est-ce que les animaux ont des noms ?
Seules nos trois vedettes ourses blancs, Frimas, Aisaqvak et Inukshuk, portent officiellement des noms. Le CCBB présente les animaux de sa collection dans un environnement le plus naturel possible, se rapprochant le plus possible des habitats naturels respectifs des espèces afin que les visiteurs apprennent à les connaître et reconnaître comme des animaux sauvages et à les respecter comme tel. Ainsi, tous les ratons laveurs sauvages ne deviennent pas des « Charlies » ou les loutres de rivière des « Coquines ».
- Est-ce que les animaux sont dangereux ou agressifs ?
À différents degrés, tous les animaux peuvent être dangereux ou présenter des signes d’agressivité. Ils peuvent manifester des comportements agressifs dans plusieurs circonstances, par exemple : pour se défendre, pour protéger leurs rejetons en période de reproduction ou s’ils sont souffrants. Évidemment, certaines espèces sont plus dangereuses que d’autres comme le bœuf musqué, le couguar ou l’ours blanc. L’équipe de santé animale et les gardiens connaissent bien les espèces avec leurs particularités et le caractère de presque chaque individu, de sorte que le personnel sait comment contentionner efficacement et sûrement les animaux vivant ici.
- Est-ce que les animaux sont apprivoisés ?
Les animaux du zoo ne sont pas élevés pour être apprivoisés. Considérant les objectifs et la mission du CCBB et le milieu naturel dans lequel il leur est permis de vivre, les animaux sont presque aussi sauvages que s’ils étaient nés en milieu naturel.
Certaines circonstances font que des animaux sont un peu plus apprivoisés que d’autres de leur espèce. Par exemple, les orignaux orphelins ou les bébés antilopes d’Amérique nourris au biberon par le personnel. Nourrir les petits des antilopes d’Amérique au biberon permet à l’animal de se familiariser avec le contact humain et facilite les contentions, par la suite, lorsqu’elles sont nécessaires. En effet, cette espèce est particulièrement nerveuse lors de contention et le personnel veut limiter les possibilités de blessures pour l’animal.
- Que donnez-vous à manger aux animaux ?
Chaque espèce a une diète correspondant à ses besoins énergétiques. Nous utilisons plusieurs sortes de moulée et de croquettes spécialement conçues pour les animaux, du foin, du feuillage et des branches, des fruits et des légumes, de la viande chevaline (moins grasse), des poissons, etc. À cette diète, le personnel ajoute des surplus vitaminés selon les besoins.
- Peut-on nourrir les animaux ?
Les visiteurs ne sont pas autorisés à nourrir les animaux afin de ne pas perturber leur régime alimentaire et nuire à leur santé.
- Avez-vous un vétérinaire sur place ?
Nous avons un vétérinaire à temps plein, de même que des techniciens en santé animale pour voir à la bonne santé de nos animaux. Cette équipe agit aux niveaux préventif et curatif en ce qui concerne la santé et le bien-être physique de nos pensionnaires.
- Combien de personnes travaillent au CCBB ?
Le nombre de personnes travaillant au CCBB varie grandement selon les saisons. En période hivernale, le personnel compte environ 40 personnes et en période estivale, au plus fort de la saison touristique, ce nombre augmente jusqu’à plus de 200 employés.
- Quelle est l’année de fondation de ce qui était le Zoo de St-Félicien ?
Le Zoo de St-Félicien a été ouvert à l’été 1960 (voir notre section sur l'historique).
- Quelles sont les dates importantes dans l’historique du CCBB ?
1960- Ouverture du Zoo de St-Félicien 1972- Inauguration de la première phase des Sentiers de la nature 1978- Inauguration de la deuxième phase des Sentiers de la nature 1989- Nouvelle appellation : Zoo « sauvage » de St-Félicien 1994- Révision du plan directeur et nouvelle orientation du zoo « sauvage » vers les animaux nordiques (abandon de la collection d’animaux exotiques 1995) 2001- La « Société zoologique de St-Félicien » disparaît pour laisser place au « Centre de conservation de la biodiversité boréale (CCBB) inc. » avec la nouvelle orientation sur la Boréalie. 2003- Inauguration du nouveau pavillon d’accueil « le Boréalium »
- Pourquoi avez-vous abandonné la collection d’animaux exotiques en 1995 ?
Plusieurs raisons ont amené le Zoo « sauvage » de St-Félicien à abandonner sa collection d’animaux exotiques pour se consacrer aux animaux nordiques. Les changements apportés et la nouvelle orientation étaient le fruit d’une mûre réflexion et d’une étude d’un comité d’experts.
- Les animaux exotiques étaient confinés à l’intérieur presque 8 mois sur 12. - Il y avait contradiction entre les animaux indigènes des Sentiers, presque en liberté, et les enclos grillagés des félins et autres animaux. - L’institution voulait se doter d’un créneau unique et éduquer les visiteurs sur notre flore et notre faune. - Le Zoo « sauvage » pouvait ouvrir ses portes à l’année (1997) grâce à sa vocation nordique.
- Combien de temps dure la visite des Sentiers de la nature ?
La visite guidée des Sentiers de la nature dure une heure sur une distance de sept kilomètres à bord d’un train grillagé. Les humains « en cage », les animaux en liberté !
- À quoi servent les enclos sous les passerelles des secteurs de l’île et de la vallée ?
Ces enclos servent de passage aux gardiens afin de leur permettre d’accéder aux différents habitats en toute sécurité pour effectuer leurs tâches journalières.
- Pourquoi y a-t-il du plexiglass ou du grillage autour des arbres ?
À plusieurs endroits sur le site on peut apercevoir des arbres entourés de plexiglass ou de grillage. Cette protection est installée sur les arbres afin de protéger les arbres eux-mêmes de « l’attaque » de certains animaux (castors, porc-épic…) et de prévenir toute possibilité de fuite de la part de nos animaux si les arbres sont près des passerelles.
- Quelle est la profondeur du bassin des ours blancs et quelle est l’épaisseur de la vitre ?
Le bassin d’eau des ours blancs a quatre mètres de profondeur et la vitre a 6,5 centimètres d’épaisseur afin de pouvoir supporter la pression de l’eau. Une construction remarquable pour permettre aux ours de s’ébattre et aux visiteurs de les admirer !
- Pourquoi l’eau du bassin des ours blancs est-elle bleue ?
Le fond du bassin des ours blancs est bleu ce qui contribue à faire paraître l’eau bleue. De plus, le phénomème physique naturel de réflexion de la lumière, le spectre lumineux, fait en sorte que l’eau nous apparaît bleue, tout comme pour un lac ou une rivière.
Questions sur les animaux
- Quelles sont les différences entre un phoque et une otarie ?
Les phoques et les otaries font partie de l’ordre des pinnipèdes mais ils sont de deux familles différentes. Les phoques font partie de la famille des phocidés et les otaries de la famille des otariidés. On retrouve les otaries dans l’hémisphère sud et le Pacifique Nord, alors qu’on retrouve des phoques un peu partout en Boréalie, incluant dans l’estuaire du fleuve St-Laurent.
Les membres des otaries peuvent être ramenés sous leurs corps, ils sont longs et robustes, ce qui leur permet de se déplacer sur la terre ferme beaucoup plus facilement que les phoques car les membres antérieurs de ces derniers sont courts. Autre différence, les phoques ne possèdent pas de pavillon d’oreille contrairement aux otaries.
- Le carcajou fait partie de quelle famille ?
Le carcajou fait partie de l’ordre des carnivores et de la famille des mustélidés. Il est le cousin de la loutre de rivière, de la martre d’Amérique, de la moufette rayée, du pékan, etc.
- Est-ce vrai que le carcajou peut attaquer un ours ou un homme ?
Le carcajou est le sujet de nombreuses histoires et légendes et il est parfois difficile de départir le vrai de la fable. Cependant, le carcajou est un animal capable de se défendre férocement s’il est acculé et d’attaquer un animal plus gros que lui. Certains racontent qu’il peut sauter sur le dos d’un animal beaucoup plus gros pour le tuer en mordant sa nuque mais le carcajou n’est pas un bon prédateur de nature. Le carcajou est très bien adapté à la vie de charognard.
- Comment sont faits les piquants du porc-épic et comment fait-on pour les enlever ?
Les piquants du porc-épic sont une sorte de poil modifié, résultat remarquable de l’évolution, utilisés comme système de défense par l’animal. Le porc-épic possède trois sortes de poils : des poils courts (bourre), des poils longs (jarres) et des piquants.
La pointe de chaque piquant est composée de minuscules crochets, appelés barbes ou aiguillons, qui se gonflent dans la chair. À chaque contraction musculaire, le piquant s’enfonce plus profondément dans la chair de quiconque a la malchance de s’être approché de trop près d’un porc-épic. Les piquants peuvent être mortels pour un prédateur si l’un d’eux réussit à transpercer un organe vital.
Il est très difficile de se débarrasser des piquants accrochés à la peau. La meilleure technique consiste à couper le piquant pour laisser s’échapper l’air pour ensuite l’arracher fermement à l’aide de pinces.
- Est-il vrai que le porc-épic peut lancer ses piquants ?
Le porc-épic, lorsqu’il se sent en danger, adopte une position défensive en protégeant ses parties vulnérables, en courbant le dos et en hérissant ses piquants. Il utilise alors sa queue pour frapper l’ennemi et c’est à ce moment que les piquants, qui tombent facilement, se détachent et peuvent s’accrocher au prédateur. Ceci donne la fausse impression que le porc-épic peut lancer ses piquants.
- Est-il vrai qu’on peut consommer le porc-épic cru ?
Plusieurs auteurs affirment qu’on peut manger le porc-épic cru, sans danger pour la santé, si l’on s’égare en forêt et que notre survie en dépend. En effet, le porc-épic est un animal relativement facile à attraper. Il faut toutefois rester prudent car l’animal pourrait être porteur de la tularémie qui est une maladie transmissible à l’homme.
- Quelle est la différence entre le lapin et le lièvre d’Amérique ?
Ces deux espèces font partie de l’ordre des lagomorphes et de la famille des léporidés. Le lapin et le lièvre sont donc cousins. Ils sont souvent confondus pour des rongeurs mais ces derniers ont une paire d’incisives sur la mâchoire supérieure alors que les lagomorphes en ont deux, superposées l’une sur l’autre.
En général, les lièvres sont plus gros que les lapins et plus rapide à la course. Également, le lièvre possède des pattes postérieures plus longues que celles du lapin et son pelage devient blanc en hiver, contrairement au lapin qui conserve la même couleur. Une autre différence entre ces deux espèces se situe au niveau de la précocité de leurs rejetons. Les levrauts ont les yeux ouverts et sont couverts de poils à la naissance. De plus, ils sont mobiles très rapidement. Les lapineaux, quant à eux, naissent dans un terrier et sont peu développés, sans poil et les yeux fermés.
- Est-ce que le raton-laveur lave vraiment sa nourriture ?
Même si son nom le sous-entend, le raton-laveur ne lave pas sa nourriture. Les explications varient pour expliquer le comportement de l’animal qui manipule sa nourriture dans l’eau. Une explication plausible vient tout simplement de son régime alimentaire en nature. Le raton-laveur préfère trouver sa nourriture dans les ruisseaux et les étangs car il raffole des petits animaux aquatiques. La recherche de ses proies dans l’eau expliquerait cette habitude. De plus, le sens du toucher est très développé chez cette espèce et certains affirment que le raton aime la sensation que lui procure la manipulation de sa nourriture. Une combinaison des deux explications semble plausible.
- Est-ce que les rapaces, ou oiseaux de proie, sont dangereux pour l’homme ?
Les oiseaux de proie représentent un faible danger pour l’homme. Très occasionnelement, il peut arriver qu’un oiseau de proie intimide ou attaque des passants. L’oiseau le fait alors pour protéger son territoire et sa progéniture.
Par contre, un oiseau de proie élevé par un humain (ce qui est illégal), et donc imprégné, peut vraiment représenter un danger pour les humains car il « croit » que nous sommes de la même espèce. Un tel oiseau, relâché dans la nature, s’approchera des humains en période de reproduction et défendra son territoire contre toute intrusion de notre part.
- Quelle est la différence entre un hibou et une chouette ?
Les deux sont des oiseaux de proie mais le hibou possède des aigrettes alors que la chouette n’en a pas. Les aigrettes sont des plumes plus longues sur le dessus de la tête que les gens confondent souvent pour les oreilles. Le Grand-duc d’Amérique est un hibou et la chevêche des terriers, une chouette.
- Quelle peut être l’envergure des grands oiseaux de proie ?
L’envergure d’un oiseau se mesure du bout d’une aile à l’autre lorsqu’elles sont pleinement déployées. Par exemple, un pygargue à tête blanche ou un aigle royal peuvent avoir une envergure de deux mètres. En comparaison, une buse à queue rousse, espèce commune au Québec, a une envergure de 1,25 m.
- À quoi sert le barrage du castor ?
En nature, le barrage est un élément essentiel pour la survie du castor. C’est d’ailleurs la première construction à laquelle un castor s’attaque lors de la colonisation d’un nouvel habitat. Le barrage sert à former un étang où le niveau d’eau sera assez élevé pour lui permettre de construire sa hutte et d’accumuler sa réserve de nourriture pour l’hiver.
- Comment un castor coupe-t-il les arbres et sait-il où ils vont tomber ?
Le castor coupe les arbres à l’aide de ses dents et en tenant appui sur sa queue. Ses incisives poussent continuellement et ronger les arbres lui permet de les user. On retrouve les traces caractéristiques des dents sur les troncs et les souches que le castor a rongés.
Contrairement à la croyance populaire, le castor ne sait pas où l’arbre va tomber. Il court se mettre à l’abri dans l’eau lorsque l’arbre se met à tomber. Il arrive même parfois qu’un animal se fasse blesser ou tuer par la chute de l’arbre…
- Est-ce que le castor doit garder la queue dans l’eau tout le temps ?
La queue du castor a plusieurs fonctions : elle sert de gouvernail sous l’eau, elle sert d’appui lors de l’abatage d’un arbre, elle sert à colmater ses constructions avec de la boue et elle sert de signal d’alarme lorsqu’elle est frappée sur l’eau. Donc, elle ne doit pas être continuellement dans l’eau car même si le castor est beaucoup plus à l’aise dans l’eau que sur la terre ferme, il doit quand même s’y déplacer.
- À propos de la hutte des castors au CCBB…
Les castors du Zoo « sauvage » de St-Félicien vivent dans une hutte et un habitat construit par l’homme…selon les instructions des castors eux-mêmes. Donc, la hutte des castors est conforme à ce que l’on retrouve dans la nature.
On peut apercevoir l’intérieur de la hutte grâce à une vitre. On y accède à partir d’un couloir à l’intérieur du centre d’interprétation. Cet accès permet aux visiteurs d’apercevoir de près la famille de castors. Une ampoule éclaire l’intérieur de la hutte et ne semble pas nuire aux pensionnaires puisque ceux-ci vaquent à leurs occupations régulières sous nos yeux. La vitre permettant de voir les castors évoluer dégage de la chaleur car elle est chauffée afin d’éviter la condensation.
Finalement, les castors sont libres d’aller et de venir de la hutte à leur habitat extérieur.
- Est-ce normal de voir des rats musqués dans la hutte des castors ?
La présence de rats musqués dans la hutte des castors est tout à fait normale. En nature, on peut retrouver des rats musqués avec les castors, ces derniers tolérant leur présence. Les rats musqués construisent généralement leurs terriers ou leurs huttes mais ils partagent aussi régulièrement la maison des castors.
- Jusqu’à quelle distance une moufette rayée peut-elle projeter son musc et est-ce que les vôtres sont opérées ?
La moufette rayée fait partie de la famille des mustélidés, tout comme le carcajou, le pékan, le vison d’Amérique… Comme les autres membres de sa famille, elle possède des glandes anales qui produisent un liquide nauséabond. Chez la moufette, le musc projeté dégage une odeur fortement désagréable et persistante. Lorsque menacée, la moufette contracte ses glandes et peut atteindre son ennemi à plus de six mètres de distance. Evidemment, afin d’éviter tout problème avec le personnel et les visiteurs, les moufettes sont maintenant dépourvues de leurs glandes anales.
- Est-ce vrai que la moufette rayée ne peut pas lancer son musc si on la tient par la queue ?
Plusieurs personnes croient qu’on peut éviter de « se faire arroser » si on réussit à soulever la moufette par la queue. Ceux qui ont été assez téméraire pour l’essayer, on sûrement pu constater que cette coyance est fausse ! Au contraire, la personne qui tient la moufette dans les airs par la queue devient une cible facile.
- Quelle est la forte odeur que l’on sent en visitant l’île (section pédestre près du centre d’interprétation) ?
Plusieurs animaux vivant dans cet habitat dégagent des fortes odeurs. Dans cette section, il y a plusieurs membres de la famille des mustélidés qui possèdent des glandes anales produisant du musc (carcajou, loutre de rivières, pékan) mais il y a aussi le renard roux et le porc-épic qui dégage des odeurs que les humains qualifient de désagréable.
Les odeurs sont un moyen de communication important pour les animaux. Avec leurs déjections (urine et fèces) et autres glandes, les animaux marquent leur territoire, indiquent leur sexe et leur réceptivité en période de reproduction, bornent leurs sentiers, etc. Donc, ces odeurs sont tout à fait normales.
- Les loutres de rivière peuvent-elles atteindre l’habitat des castors et comment se passe la cohabitation des différentes espèces ?
La section de l’île semble ouverte pour la ciculation de tous les animaux mais en fait, elle est séparée d’un côté avec « les prédateurs » (loutres de rivière, pékans, ratons laveurs, renard roux) et de l’autre côté avec « les proies » (canards, castors, lièvre d’Amérique, moufettes rayées, porc-épic).
Cette séparation physique empêche la prédation entre les animaux et permet une cohabitation pacifique des espèces.
- Pourquoi y a-t-il des barres de métal, qu’on ne peut traverser, près des clôtures des habitats de certaines espèces ?
On retrouve des barres de métal près des clôtures de certains habitats comme les couguars, les grizzlis, les ours blancs par mesure de sécurité. En effet, on se doit d’agir avec prudence près des habitats des animaux dangereux. La direction veut éviter à tout prix un incident malheureux. Par exemple, un parent imprudent pourrait asseoir son jeune enfant sur le bord de la clôture qui donne directement sur l’habitat, en l’absence de ces barres de métal, ce qui augmente les risques d’accident.
- Pourquoi rentrez-vous les ours blancs à la fin de la journée et comment faites-vous ?
Les animaux dangereux, qui représente un risque réel pour quiconque déciderait de s’aventurer à l’intérieur de l’habitat, rentrent à l’intérieur d’enclos de nuit à la fin de chaque journée. Il s’agit des grizzlis et des ours blancs. Ainsi, en cas d’entrée par effraction durant la nuit, la protection des intrus est assurée de même que celle de nos animaux.
La technique pour faire rentrer les animaux est très simple car c’est à ce moment qu’on leur sert leur repas principal. L’anticipation d’un bon repas facilite l’entrer de ces animaux pour la nuit.
- Lavez-vous les animaux ?
Les animaux prennent soin de leur pelage ou de leur plumage eux-mêmes, tout comme ils le feraient dans la nature.
- Est-ce que les ours blancs ont chaud durant l’été ?
Les ours blancs sont des exemples remarquables d’adaptation au froid ; ils ont une épaisse couche de graisse, des poils creux, la peau foncée. De ce fait, l’hiver est évidemment leur saison préférée où il fait bon s’amuser dans la neige et nager dans l’eau glacée.
Heureusement, durant l’été, nos ours peuvent se rafraîchir autant qu’ils le veulent dans leur grand bassin d’eau fraîche. De plus, la mue du printemps les a débarrassés de poils surperflus pour l’été.
- Est-ce que quelqu’un peut s’approcher des ours blancs ?
Les ours blancs sont les plus gros prédateurs terrestres de la Boréalie et ils sont également très féroces. Même leur gardien attitré, Jean, n’oserait pas s’approcher d’eux en contact direct. Ces animaux sont parmi les plus dangereux que le CCBB possède dans sa collection animale.
- Est-ce que les oiseaux qui vivent à l’intérieur des volières peuvent voler ?
La plupart des oiseaux des volières peuvent voler (pygargue à tête blanche, bihoreau gris, buse pattue…) alors que d’autres ne le peuvent pas à cause de blessures permanentes (aile coupée, aile cassée et mal guérie…) suite à des accidents. Ces oiseaux ont été récupérés par le CCBB où ils ont trouvé refuge.
- Quelle sont les différences entre le coyote et le loup ?
Ces deux espèces font partie de l’ordre des carnivores et de la famille des canidés. Le coyote et le loup sont donc de très proches cousins. De façon générale, le loup est plus gros que le coyote. Aussi, certaines différences morphologiques les distinguent l’un de l’autre. Les oreilles du coyote sont plus pointues que celles du loup et son museau plus étroit. Le coyote a également tendance à porter la queue basse lorsqu’il court alors que le loup la porte assez haute.
Également, des différences existent au niveau du comportement. Le loup est un animal grégaire (social) qui vit en meute avec une hiérarchie très bien établie. Il y a un couple seulement qui s’accouple, la paire dominante, alors que les autres individus de la meute participent à l’élevage des jeunes. Le coyote, quant à lui, vit généralement seul ou en petits groupes familiaux, c’est un animal solitaire. Le coyote, parce qu’il est généralement seul, s’attaque à des petites proies contrairement au loup qui peut capturer des proies plus grosses (ex.: cervidés) parce qu’il chasse en groupe.
- Quelles sont les différences entre le cerf mulet et le cerf de Virginie ?
Les deux espèces sont proches parents car elles font partie de l’ordre des artiodactyles et de la famille des cervidés. Les deux espèces diffèrent sur le plan physique mais aussi dans leur répartition géographique. Le cerf mulet se retrouve dans l’ouest du continent américain jusqu’au Mexique alors que le cerf de Virginie se retrouve au sud de la Baie d’Hudson, sur tout le continent Nord américain, jusqu’au nord de l’Amérique du Sud.
Sur le plan physiologique, le cerf mulet est plus trapu que le cerf de Virginie. Également, les oreilles du cerf mulet sont plus grandes ; elles ressemblent à celles d’un mulet, d’où il tire son nom. Aussi, la queue du cerf mulet est plus petite et plus étroite avec le bout noir alors que celle du cerf de Virginie est longue, touffue avec le dessous blanc. Finalement, la forme des bois diffère entre les deux cerfs ; les bois du cerf mulet forme un « Y » bien défini, ce qui n’est pas le cas pour le cerf de Virginie.
- Est-ce que vous coupez les griffes des grizzlis ?
Les grizzlis possèdent naturellement de longues griffres aux pattes antérieures. Il est donc tout à fait innaproprié d’envisager de leur couper les griffes, ce qui requièrerait une anesthésie.
- Pourquoi y a-t-il des fils électriques ?
Les fils électriques servent à garder les animaux dans une aire précise d’un habitat. Par exemple, on ne peut pas permettre aux castors de se déplacer librement dans tout l’habitat car les arbres en souffriraient grandement ! Aussi, ils servent à séparer les espèces, comme le lynx roux et les grizzlis. Finalement, les fils électriques servent aussi à protéger nos animaux par rapport à des intrusions d’animaux sauvages.
- Est-ce que le couguar et le puma sont le même animal ?
Il est très fréquent qu’une espèce porte plusieurs noms communs (verniculés) et c’est le cas du couguar. Certains l’appellent puma ou encore lion de montagne. Afin d’éviter toute confusion, les scientifiques utilisent un système de nomemclature binaire, en latin, qui identifie chaque espèce de façon claire et précise. Donc, le nom scientifique du couguar est Felis concolor.
- Est-ce que les couguars peuvent sauter hors de leur habitat ?
Les couguars sont d’excellents sauteurs. Sans élan, un couguar peut sauter jusqu’à 6 mètres en hauteur. C’est pourquoi les clôtures de la passerelle sont en plexiglass, ce qui ne permet aucune prise à l’animal, et qu’une barre de métal empêche les visiteurs de s’approcher de trop près. Ainsi, les visiteurs sont en sécurité et les couguars demeurent à l’intérieur.
- Est-ce possible d’apercevoir des couguars au Québec ?
Le statut des populations de couguars en Amérique du Nord est précaire, l’espèce est menacée sur toute son aire de répartition et considérée comme en voie d’extinction. Cette espèce a énormément souffert de la colonisation car elle a été chassée intensivement. Malgré cela, des observations dignes de confiance ont été faites au Canada et au Québec. Donc, il est possible d’en apercevoir au Québec, et ce serait un événement digne de mention considérant la rareté de l’animal et ses habitudes plutôt nocturnes. |